Affaire Francesc Peris : l’expulsion du jésuite qualifiée de « geste symbolique » par les victimes


Bolivie, Espagne, Mis en cause / dimanche, novembre 1st, 2026

La Compagnie de Jésus a annoncé l’expulsion de l’état clérical de Francesc Peris (84 ans), reconnu coupable d’abus sexuels sur 22 mineurs. Cependant, le Réseau bolivien des survivants dénonce une mesure de façade qui occulte la responsabilité et la complicité de l’institution.

Les faits clés :

• Sanction canonique : Connu sous le nom de « père Cesc », le religieux a été définitivement renvoyé de l’ordre le 5 octobre 2026. Les abus reprochés se sont étalés de 1974 à 2004 entre l’Espagne et la Bolivie.

• Un exil doré contesté : Malgré son expulsion, Peris continuera de loger dans une maison de retraite jésuite. Il y est soumis à une interdiction de contacter ses victimes ou des mineurs, et ne peut sortir sans autorisation.

• Impunité pénale : En début d’année, la justice civile espagnole a confirmé que le prêtre ne pouvait plus être poursuivi au pénal en raison de la prescription des délits.

La réaction des survivants :

Le porte-parole des victimes, Pedro Lima, ainsi que l’organisation américaine SNAP, considèrent cette expulsion comme un « geste vide ». Ils affirment que « le pardon n’est pas la justice » et réclament que les supérieurs jésuites ayant couvert ces agissements fassent eux aussi l’objet de sanctions.


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