Témoignage de Yannick Macé, victime d’agression sexuelle par Yves Cheminan sj, au collège de la Joliverie à Nantes.
« Dans mon enfance, j’ai été convoqué, sous un prétexte fallacieux, dans le bureau du Préfet de discipline de La Joliverie, le père Yves CHEMINAN, et m’être vite retrouvé pantalon et slip sur les chaussures et subir les « caresses » de ce pervers qui dans le même temps m’interrogeait sur le nombre de fausses couches de ma mère…
« À ce jour je n’ai toujours pas compris la relation entre sa question et ses actes…
« Par la suite, je fus convoqué par lui deux jeudis A.M. de suite pour « retenues » suite à insolence. Je fus conduit dans sa chambre car il était alité pour cause de goutte. Sans doute dois-je mon salut à sa douleur…
« Mais depuis je me suis interrogé : le religieux qui me conduisait jusqu’ à sa chambre était-il dans l’ignorance ?
Autre témoignage anonyme, publié en 2019 dans le journal Ouest France, à propos d’Yves Cheminan sj.

Yves Cheminan a commencé à exercer au collège Saint-François Xavier à Vannes, où il a fait au moins une victime d’agression sexuelle. Puis il a travaillé au collège de Nantes de 1956 à 1962 où il a fait au moins deux victimes, dont les témoignages sont ci-dessus. Il est ensuite passé au collège du Mans dans les années 62-64, où il a au moins fait une autre victime ; puis à celui de Metz jusqu’en 77. Pendant 20 ans ensuite, il a travaillé dans les services de l’économat dans des tâches administratives. Il est décédé en 2003.
Paroles des deux victimes ayant témoigné ci dessus :
Au milieu de l’année 2019, avec une autre victime de ce prêtre, nous avons témoigné auprès de la cellule d’écoute des jésuites ; Nous leur avions demandé de rendre nos témoignages publics . En fait ils se sont contentés de les mettre dans leurs dossiers, qu’ils ont soigneusement refermés, sans jamais vouloir prononcer le nom d’Yves Cheminan, ni publier nos témoignages.
PS : En tant que co-administrateur de ce site, je note le parcours très accidenté du frère Yves Cheminan où il est manifeste, au vu de nos expériences et de celles de la CIASE, que ce prêtre avait été détecté comme ayant des comportements pour le moins anormaux ; ce qui a justifié ces mutations fréquentes, puis son affectation à un travail administratif. Au vu de ce parcours, il semble évident que les jésuites savaient tout sur son comportement d’agresseur sexuel.
Jean-Pierre
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