Systémique ? … Moi, j’ai dit « systémique » !?!
Le 28 septembre, dans l’avion qui le ramène à Rome, Léon XIV pontifie, sans, bien sûr, vouloir contredire qui que ce soit, sur la question de la dimension systémique des agressions sexuelles perpétrés au sein de son Église : « Même si certaines organisations au sein de l’Église (…), à certains moments, ont pu fonctionner comme des systèmes abusifs (…] je pense qu’il est important de faire la distinction. Les abus sexuels constituent avant tout un problème humain avec une dimension supplémentaire quand ils se produisent au sein de l’Église. »
Autrement dit, les abus sexuels dans l’Église : Ce n’est pas un problème systémique. C’est avant tout, un problème humain même si, à certains moments, certaines organisations ont pu fonctionner comme des systèmes abusifs.
Pourtant la veille, à Lourdes, devant sept victimes, heureuses élues, il reconnaissait humblement que : « Ce qui crée ou permet à ces individus de continuer à commettre des abus, c’est véritablement la dimension systémique qui existe au sein de l’institution, qui a existé, mais qui existe encore ». ici
Et, Chef suprême de l’Église catholique romaine, de dépêcher les sept victimes choisies pour « faire savoir aux autres qu’[il est], tout comme l’Église, disposé à les écouter et à cheminer avec elles dans leur recherche de guérison ».
À force d’avaler des couleuvres, certaines de ces autres – parmi les 330 000 – préfèrent s’abstenir de boire ces paroles lénifiantes, et savent déjà que, feignant l’écoute et l’accompagnement, le Vatican chemine à contre vérité, sans elles, pour protéger avant tout, son image, la réputation de ses malsain(t)s, et son patrimoine.
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Je pense, en effet, que les apparences et la communication internationale surpassent, l’humilité et la Croyance en Dieu.
Les violences sexuelles faites aux enfants et jeunes, dans la croyance de Dieu, ne peuvent être proférées et perpétrées par les mêmes agresseurs, dont l’Église a été informée, que parce que l’environnement occulte, refuse, masque ou nie les preuves, sans penser aux vies qu’elle détruit.
Et, nier, l’ensemble des éléments qui ne reconnaissent pas que les lieux de cultes sont des lieux idéaux pour des prédateurs, c’est se voiler la face: car la croyance est forte quand nous sommes jeunes et naïfs, l’enfance est une période de vulnérabilité, les lieux de cultes, les écoles privées et internats sont des milieux fermés (bien connus pour faciliter toutes sortes de violences) , propices et facilitateurs pour les prédateurs sexuels ou violents.